Si son nom ne vous dit peut-être rien aujourd'hui, Mehdi El Glaoui est pourtant l'un des plus mythiques visages de la télévision française. Celui qui affiche aujourd'hui une barbe poivre et sel et une chevelure brune bien moins fournie n'était ni plus ni moins que le jeune héros du fameux feuilleton des années 60, Belle et Sébastien. Mais aujourd'hui âgé de 57 ans, qu'est-devenu l'enfant-star ? Réponse dans Gala qui est allé à sa rencontre...
Mehdi El Glaoui est un homme épanoui. Disparu des écrans pendant de nombreuses années, il vit paisiblement aux côtés de son épouse, l'actrice Virginie Stevenoot. Mais il revient toutefois sur le devant de la scène en cette fin d'année 2013 avec une double actualité. D'abord une autobiographie, La Belle Histoire de Sébastien, où il est question de son succès fulgurant mais également de sa relation conflictuelle avec sa maman Cécile Aubry, décédée en 2010. Folle de son fils, la mère de Belle et Sébastien a eu une relation faite de haut et de bas avec lui. "Elle a rêvé d'un enfant très précis et l'a créé avec son talent de conteuse, raconte-t-il à Gala. Cela n'a plus fonctionné entre nous à partir du moment où j'ai cessé de ressembler à son fantasme."
Mehdi El Glaoui y évoque également l'absence de son père, Brahim El Glaoui, fils du pacha de Marrakech, mort en 1971. "Il m'a manqué. Je n'ai pas eu de référent masculin et j'ai mis beaucoup de temps à trouver mon équilibre personnel et professionnel. À la mort de mon père, lorsque j'avais 15 ans, j'ai eu besoin de m'échapper. Heureusement, avec ma mère, on s'est retrouvés plus tard", confie-t-il. Une époque difficile pour le jeune homme, qui, en plus d'une mère omniprésente, doit en plus gérer l'image de Sébastien qui lui colle à la peau à l'adolescence. "J'ai demandé mon émancipation à 17 ans. J'avais besoin de me construire en dehors du regard de ma mère. J'avais besoin de solitude", ajoute-t-il en parallèle dans Le Parisien Magazine.
Une notoriété qui ne permettra toutefois pas à Mehdi El Glaoui de réellement percer au cinéma, ni en tant qu'acteur ni en tant que réalisateur. Et ce malgré un César en 1984 pour son court métrage Première Classe. "Je n'étais pas prêt, admet-il aujourd'hui. Il aurait fallu que je me démène pour financer un de mes scénarios", précisant aussi qu'il a parfois "péché par arrogance". "Et j'en ai eu marre qu'on me jette à la figure Belle et Sébastien à tous les coins de rue", explique-t-il.
Mais désormais, Mehdi El Glaoui assume pleinement son statut d'ex-enfant star du feuilleton, à 57 ans, puisqu'il fait même une petite apparition dans l'adaptation cinématographique de Belle et Sébastien au cinéma, par Nicolas Vanier, en salles le 18 décembre et qui vient d'être présentée à Rome. Un retour qui, il l'espère, relancera sa carrière et lui permet de rêver pourquoi pas de gagner un jour à nouveau un César, comme son modèle François Cluzet.
En attendant, Mehdi El Glaoui mène une vie épanouie aux côtés de son épouse, l'actrice Virginie Stevenoot, entre leur maison sur la Côte basque et l'Essonne, au Moulin bleu, acquis par Cécile Aubry. Le comédien avait rencontré sa future femme en 2008 au théâtre du Rond-Point. À cette époque, lui y joue dans Un point, c'est tout !, tandis qu'elle y répète un autre spectacle. "Quand je l'ai vu, je me suis dit, il est pour moi !", raconte celle pour qui, étant née en 1971, Belle et Sébastien ne représentait pourtant rien. Elle pourra toutefois le découvrir dans le livre de son mari, en attendant de voir le film...