Avec Heritage Volume 2, Pascal Obispo revient avec un album de duos dans lequel on retrouve de nombreux artistes, parmi lesquels Renaud, Gaëtan Roussel, Bénabar, Michel Delpech, Daniel Lévi, Philippe Pascal ou encore Chico et ses Gipsy. Interviewé par le Journal du Dimanche, le chanteur de 61 ans, qui a récemment ouvert les portes de sa demeure atypique du Cap Ferret, est revenu sur son parcours dans la musique, mais aussi sur les échecs qui l'ont façonné. Selon lui, ces derniers sont non seulement nécessaires, mais même essentiels pour parvenir à la réussite.
Très touchant, l'artiste a également évoqué sa calvitie qui, loin d'avoir été un complexe insurmontable, lui a permis de se construire une véritable identité dans le paysage musical. Tout au long de sa carrière, Pascal Obispo a toujours cherché à transformer ses fragilités en forces. Sa perte de cheveux en est l'exemple parfait : ce qui aurait pu être un handicap est finalement devenu l'un de ses signes distinctifs.
Ma calvitie est devenue une signature
Il explique : "Je suis un résilient de la République. Mes complexes, j'ai toujours voulu en faire des qualités. Ma chute de cheveux m'a permis de me raser le crâne. Bruce Willis, Jason Statham, Marlon Brando dans Apocalypse Now... On en a connu des crânes nus ! Ma calvitie est devenue une signature. Car il faut savoir échouer. Si on ne se casse pas la gueule, on n'apprend rien. Les Dix Commandements, ça ne m'a rien appris. Travailler avec Johnny, ça ne m'a rien appris. Même si je me suis éclaté avec lui (l'album Ce que je sais, 1996), techniquement parlant, je savais faire. J'ai plus appris de mes échecs, j'ai compris ce qu'il ne fallait pas faire. Je suis devenu plus curieux et à l'écoute, je ne cherche pas à m'inventer un personnage".
Interrogé sur Europe 1 en 2021, l'interprète du titre Tombé pour elle avait déjà confié avoir commencé à perdre ses cheveux dès l'âge de 25 ans. Une épreuve qu'il décrit comme particulièrement difficile à vivre à cet âge. "C'est très difficile de perdre ses cheveux quand on a 25 ans, il faut le vivre pour le savoir.", avait-il confié. Mais c'est finalement le cinéma qui va l'aider à accepter cette transformation physique. Un personnage en particulier va jouer un rôle décisif : Marlon Brando dans Apocalypse Now. "Ça m'a permis de me gratter le crâne et d'assumer", ajoutait-il alors.
Cette admiration ne s'est d'ailleurs jamais démentie. Pascal Obispo a même tenu à rendre hommage à l'acteur sur la pochette de son album Soledad, sorti en 1999. Un cliché sur lequel il "se met la main sur le crâne, un peu comme Marlon Brando, dans Apocalypse Now".
Une philosophie qui l'accompagne depuis ses débuts et qui continue aujourd'hui de nourrir son parcours artistique, où les succès comme les revers ont contribué à forger l'homme et l'artiste qu'il est devenu.
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