À quelques jours de la 83e édition du Grand Prix de Monaco, organisée ce dimanche 7 juin dans les rues de la Principauté, le prince Albert II (68 ans) s'est confié au Figaro. L'occasion pour le souverain monégasque de revenir sur l'importance de cet événement incontournable, profondément ancré dans l'histoire du Rocher, mais aussi d'évoquer sa vie de famille et ses passions sportives.
Pour le prince Albert, le Grand Prix dépasse largement le cadre d'une simple compétition automobile. Il représente un véritable symbole pour Monaco. Selon lui, cette course mythique fait "partie de l’histoire, non seulement du sport automobile, mais de l’histoire contemporaine de la principauté, de son ADN". Un rendez-vous qui accompagne la vie des Monégasques depuis plusieurs générations et auquel il demeure particulièrement attaché.
Lors de cet entretien, le souverain a également ouvert une parenthèse plus personnelle en évoquant ses jumeaux, Jacques et Gabriella, nés de son union avec la princesse Charlene. Malgré un agenda chargé, le chef d'État veille à partager des moments simples avec ses enfants. "Pas plus tard que dimanche, nous sommes allés à la piscine. Nous avons fait quelques jeux, des plongeons avec eux. Et, l’été, nous faisons des balades ensemble. Avec cette jeune génération, il faut trouver plein d’astuces pour la détourner des écrans. C’est une bataille là aussi constante", ajoute-t-il en riant.
Le prince Albert a également confié le lien très particulier qu'il entretient avec le Grand Prix de Monaco, dont les souvenirs remontent à sa plus tendre enfance. "Je dirais que c’est un rapport très intime, parce que, lorsque j’étais très jeune enfant, j’entendais le bruit, je regardais ça à la télévision", se remémore-t-il. Des images restées gravées dans sa mémoire et qui expliquent sans doute son attachement profond à cette épreuve emblématique.
Sportif accompli, ancien olympien et passionné de nombreuses disciplines, le souverain s'est également prêté à un exercice plus prospectif. S'il avait aujourd'hui l'âge de ses enfants, vers quels sports se tournerait-il ? Sa réponse est immédiate : "Parce que c’est un sport de liberté, qui vous confronte aux éléments. Ce n’est pas de la planche à voile ni du vol à voile, c’est autre chose, mais, quand on voit les experts, ils arrivent à voler sur quelques dizaines de mètres", explique-t-il au sujet du kitesurf.
Une autre discipline retient également son attention : le pentathlon moderne. "Il a entrepris une grande transformation, les chevaux ont disparu au profit d’une course d’obstacles. Et j’espère qu’il va pouvoir rester au programme olympique. C’est un sport qui fait appel à des disciplines aussi diverses que presque antagonistes, et je trouve ça intéressant d’en faire un ensemble cohérent », souligne-t-il.
Entre souvenirs d'enfance, transmission familiale et passion sportive, le souverain dessine le portrait d'un homme resté fidèle aux valeurs qui l'animent depuis toujours : le dépassement de soi, la curiosité et le plaisir du partage.
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