Xavier Niel n'est pas seulement le génie de la télécom qui a révolutionné nos forfaits mobiles. À 58 ans, le fondateur d'Iliad et Free est aussi un amoureux invétéré des vieilles pierres et d'Histoire. Sur l’artère mythique de la rive gauche parisienne, rue de Grenelle dans le 7e arrondissement – secteur ultra-prisé par les résidents de l’univers du luxe et les ambassades –, le milliardaire a d'ailleurs frappé plusieurs grands coups.
Il y a quelques années, en 2022, l’homme d’affaires s’était emparé du numéro 87 de la rue de Grenelle, l'hôtel Bauffremont, une adresse célèbre pour avoir été la résidence feutrée du grand couturier Hubert de Givenchy pendant trois décennies. Pour un fan d'Histoire, on fait difficilement mieux. Ce monument, anciennement connu sous le nom d'hôtel d'Orrouer et datant du XVIIIe siècle, a même abrité à deux reprises l’ambassade d’Autriche. Toutefois, ce luxe a un prix... et quel prix ! Pour s'offrir ce joyau architectural de plus de 2 000 m², le compagnon de Delphine Arnault a deboursé pas moins de 95 millions d'euros. Un ticket d'entrée vertigineux dans le cercle très fermé des propriétaires des plus beaux hôtels particuliers de la capitale française. Et pour celui qui figure parmi les plus grandes fortunes de France, ce n'était qu'un début.
Le magnat des affaires ne s'est pas arrêté en si bon chemin et continue de jouer au "Monopoly" grandeur nature dans son quartier de prédilection à Paris. Preuve s’il en fallait une : en 2025, soit trois ans seulement après son achat au 87 rue de Grenelle, Xavier Niel a réitéré, récupérant cette fois le numéro 114 ! Et le scénario de cette transaction a de quoi faire pâlir les agents immobiliers les plus chevronnés : trois offres au prix des vendeurs et un acquéreur choisi en seulement une heure. Selon CFNews Immo, cet immeuble parisien était dans le viseur de plusieurs investisseurs sérieux mais c'est finalement Xavier Niel qui a raflé la mise lors d'une opération menée en toute discrétion. Il faut dire que le businessman français n'a pas hésité quand il a fallu debourser près de 12 500 €/m², soit un chèque global d'environ 15 millions d'euros. Une broutille ? Pas tout à fait, mais pour l'actionnaire à titre individuel du groupe de presse Le Monde, l'opportunité était trop belle pour être ignorée.