Alors que la non-participation de la Société Miss France au concours Miss Univers continue de faire parler, une autre annonce est venue rebattre les cartes dans le monde des concours de beauté. Pour la première fois de son histoire, Miss France participera à Miss Supranational. Une compétition internationale en pleine ascension. Pour cette grande première, c’est Ève Gilles qui a été choisie pour représenter la France.
Sacrée Miss France 2024, la jeune femme avait déjà participé l’année dernière au concours de Miss Univers. Moins d’un an après, elle va remonter sur une scène internationale. Une décision qui a immédiatement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Beaucoup se sont notamment interrogés sur l’absence d’Hinaupoko Devèze, l’actuelle Miss France 2026, qui semblait pourtant être la candidate la plus naturelle pour défendre les couleurs tricolores lors de ce concours de beauté. Mais derrière cette nomination se cache une logique bien plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, la participation de l’organisation française à Miss Supranational ne résulte pas d’une décision prise dans l’urgence après l’abandon de Miss Univers. Les discussions étaient engagées depuis plusieurs années déjà entre les organisateurs du concours polonais et les dirigeants de Miss France.
Selon Frédéric Gilbert, président de la Société Miss France, l’intérêt pour Miss Supranational remonte à plusieurs années. Les responsables du concours souhaitaient depuis longtemps accueillir une candidate issue du concours national français. Au fil du temps, les échanges se sont multipliés. L’organisation française a même envoyé un représentant assister à une précédente édition afin d’évaluer le sérieux de l’événement. Les retours se sont révélés positifs, des éléments qui ont fini de convaincre la direction. Si Miss Supranational reste moins connue du grand public que Miss Univers ou Miss Monde, le concours s’est progressivement imposé comme l’un des rendez-vous les plus suivis de la planète beauté. Créée en 2009 et organisée chaque année en Pologne, l’élection rassemble désormais plusieurs dizaines de pays. Lors de la dernière édition, 66 candidates étaient en lice pour tenter de succéder à la Brésilienne Eduarda Braum, sacrée à seulement 23 ans. Au-delà du prestige, la couronne s’accompagne également d’une récompense financière conséquente puisque la gagnante reçoit un chèque de 50 000 dollars, soit environ 43 500 euros.
À première vue, la question peut surprendre. Après tout, Hinaupoko Devèze est la détentrice actuelle de la couronne nationale. Pourtant, la Société Miss France a préféré ne pas engager sa Miss en titre dans cette nouvelle aventure. La raison principale tient à son année de règne. Depuis son élection, Hinaupoko Devèze enchaîne les déplacements, les événements officiels et les engagements liés à son statut. Ajouter une préparation intensive à un concours international aurait considérablement alourdi son agenda déjà chargé. La direction a donc privilégié une autre stratégie. Si Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025, ne pouvait pas être sélectionnée en raison de la limite d’âge imposée par Miss Supranational, Indira Ampiot, Miss France 2023, est quant à elle déjà mobilisée de son côté autour d’un autre objectif. Celui de Miss Monde.
C’est donc tout naturellement que le choix s’est porté sur Ève Gilles. Elle est rapidement apparue comme la candidate idéale. Son expérience récente de Miss Univers constitue un atout majeur. Elle connaît les exigences d’un concours mondial, les préparatifs, la pression médiatique et les longues semaines de compétition loin de la France. Cette expérience a pesé lourd dans la balance. Frédéric Gilbert l’a d’ailleurs résumé simplement en affirmant : "Ève Gilles était une évidence." Depuis l’annonce de sa sélection, la Nordiste se serait d’ailleurs pleinement investie dans sa préparation. Recherche des tenues, choix des costumes, organisation du voyage : tout est mis en œuvre pour permettre à la France de réussir son entrée dans ce nouveau concours.
Pour Ève Gilles, cette compétition revêt aussi une dimension particulière. Alors qu’elle s’apprêtait à tourner définitivement la page des concours de beauté afin de reprendre ses études à la rentrée, cette opportunité lui offre une dernière aventure sous les projecteurs. Le 31 juillet prochain, en Pologne, tous les regards français seront donc tournés vers Ève Gilles. Pour la première fois, une Miss France tentera de décrocher la couronne de Miss Supranational. Une page inédite de l’histoire du concours national est sur le point de s’écrire.
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