
L’affaire de la disparition et de la mort du petit Emile va-t-elle enfin être résolue ? L’espoir renaît depuis les premières heures de la matinée de ce mardi 25 mars. Le Parisien était en mesure de confirmer qu’Anne et Philippe Vedovini, les grands-parents maternels d’Emile, dont les ossements ont été retrouvés il y a près d’un an, ont été placés en garde à vue pour homicide volontaire et recel de cadavre. Deux de leurs neuf enfants, majeurs, sont eux aussi auditionnés sous le régime de la garde à vue. Un rebondissement qui n’aurait a priori rien à voir avec les récentes analyses faites sur un objet imposant saisi aux abords de l’église du Haut Vernet où le garçonnet avait été vu vivant pour la dernière fois.
Ces quatre gardes à vue “étaient programmées” selon un proche de l’enquête et “s’inscrivent dans le cadre de vérifications et de confrontations des éléments recueillis” a annoncé le procureur à BFM TV. Pour ne pas éveiller les soupçons, les enquêteurs ont pris leur temps et leurs dispositions. Raison pour laquelle les grands-parents et les deux enfants ont été cueillis “au saut du lit” aux alentours de 6h30 ce matin du 25 mars.
Sur BFM TV, Laurent Valdiguié, consultant police justice de la chaîne, a expliqué que cet horaire choisi n’était pas le fruit du hasard ou d’une simple envie d’embêter les gardés à vue : “Tout est fait pour que ce soit un choc. Ne serait-ce que l’horaire, 6h30 ce matin. Vraisemblablement, ils dormaient [...] Tout ça, c’est orchestré pour qu’ils soient mis dans des pièces différentes avec chacun un avocat. Chacun est séparé, c'est pour ça qu’ils sont en garde à vue au même moment. Tout ça, c’est fait pour confronter leurs récits, ils ont été cueillis par surprise au saut du lit dans le but de confronter des récits parce que quelque chose cloche dans leurs déclarations.” Une perquisition du domicile des grands-parents situé dans la commune de La Bouilladisse dans les Bouches-du-Rhône a également eu lieu.
Qu’est-il arrivé au petit Emile ? Ses proches sont-ils intervenus directement dans la disparition ? Si ces gardes à vue sont les premières depuis la disparition du garçonnet en juillet 2023, elles ne veulent pas pour autant dire que l’enquête sera bientôt conclue. Mélanie Bertrand, grand reporter police justice de BFM, a rappelé que ces faits étaient à prendre avec des pincettes et que des conclusions ne devaient pas être tirées trop vite : “Depuis un an et demi, ils ont pu évidemment se parler pour éventuellement accorder leurs violons sur les récits. Il faut être très prudent. on a déjà vu des gardes à vue qu’on pensait décisives ne conclure à rien dans une enquête.” Réponse dans quelques jours...