
Ce mardi 25 mars pourrait bien marquer une nouvelle étape dans l’enquête sur la mort du petit Emile. Philippe et Anne Vedovini, les grands-parents maternels, ainsi que deux de leurs enfants majeurs, ont été placés en garde à vue tôt ce matin. Si ces interventions n’ont apparemment pas de liens directs avec les récentes découvertes faites par les enquêteurs (la saisie d’un objet imposant notamment), elles relancent l’hypothèse de l’intervention d’une tierce personne, en l’occurrence des membres de la famille qui avaient déjà été questionné sous le régime de l’audition libre.
Tout a commencé le 8 juillet 2023. Après quelque temps sans nouvelle de leur petit-fils, qu’ils ont perdu de vue alors qu’il se trouvait en vacances chez eux, Philippe et Anne Vedovini avertissent les gendarmes de la disparition d’Emile. Le petit garçon est âgé de deux ans et demi, des battues sont organisées sans aboutir. Ce n’est que quelques mois plus tard que des ossements lui appartenant sont retrouvés par hasard par une randonneuse, brisant à tout jamais les espoirs peut-être encore présents des proches de le retrouver vivant.
À l’époque de l’affaire, une personne clé avait permis de mettre un visage sur Emile et sur ses parents : Claude Gilliot, le prêtre qui avait baptisé l’enfant. Un geste qui n’a apparemment pas plu aux proches du petit Emile. A tel point que l’homme de foi s’en serait énormément voulu. On apprend d’ailleurs ce même jour par sa soeur dans Paris Match qu’il a mis fin à ses jours le 15 mars dernier avec une “absorption massive de médicaments.” S’il a laissé une lettre ne laissant aucun doute quant à la nature de sa disparition, la soeur de Claude Gilliot, dont les obsèques ont lieu ce 25 mars, en veut au clan d’Emile Soleil.

Tout est parti de chez eux
La famille n’aurait pas apprécié que le prêtre transmette des photos à la presse : “La famille de l’enfant a tout fait pour exclure le prêtre et a boycotté la chapelle” explique Paris Match avant d’indiquer que “le prêtre a échangé des insultes avec le grand-père d’Émile.” Pour Claudine Vandenbroucke, la sœur de Claude Gilliot, la famille d’Emile Soleil a une responsabilité dans le suicide de son frère : “J’en veux énormément à la famille du petit Émile, parce que je pense que tout est parti de chez eux” a-t-elle indiqué.
Et pour cause, ces éléments semblent avoir eu des conséquences sur la carrière de prêtre de Claude Gilliot qui ne pouvait plus exercer comme il le souhaitait : “Il ne dormait plus. Ce qui le minait, c’était d’être passé devant le conseil de l’ordre. Il a demandé à avoir un rendez-vous avec l’évêque ; il n’a jamais donné suite. Ça le rongeait tout comme le fait de ne plus pouvoir faire la messe, encore plus dans son village” a poursuivi Claudine Vandenbroucke, prévenue par les gendarmes du suicide de son frère.