C'est lundi 2 janvier, qu'Anne Alassane, gagnante de la première édition de Masterchef, et son mari Issifou - de qui elle serait séparée... - vivaient un terrible drame. Âgées respectivement de 4 et 2 ans, Louise et Rose, les deux dernières fillettes du couple, sont décédées, succombant par asphyxie à un incendie qui s'est déclenché dans l'habitation contiguë à l'auberge familiale La Pays'Anne. La disparition de Louise et Rose a provoqué une vive émotion dans les médias, chez les membres du jury, chez les proches de la famille Alassane, mais aussi chez les anonymes, qui se sont émus sur les réseaux sociaux. Alors qu'Anne les remerciait il y a quelques semaines, elle a également accepté de se livrer devant les caméras de Sept à Huit pour la première fois. Un reportage diffusé hier, dimanche 5 février, sur TF1.
Si chacun fait son deuil comme il le peut, il est malgré tout étrange d'accepter, un mois seulement après le drame, de laisser des caméras entrer dans son intimité. C'est au cimetière que démarre le reportage de Sept à Huit. Un reportage qui met très mal à l'aise. A commencer par son titre : Après les larmes... Comment peut-on déjà parler d'"après" si peu de temps après un drame comme celui qu'a vécu Anne ? Sa thérapie à elle ?
Ancienne candidate et gagnante de Masterchef, Anne a ouvert depuis une ferme auberge sur les terres de sa famille. Alors qu'elle évoque la perte de ses deux petites, elle parle également de la réouverture de son restaurant. Une association d'idées pas des plus subtiles. "Elle est comme ça Anne, elle veut tout montrer", lance la voix off alors que les journalistes de TF1 suivent la jeune femme de 35 ans dans la chambre où sont décédées Louise et Rose. "On est dans la chambre de Mathilde, c'est là que le feu a démarré. Les petites ont mis le feu là. Ils ont descendu Louise en premier. Elle était toute inerte, son ventre était tout gonflé", confie Anne. Comment peut-elle avoir envie de montrer aujourd'hui un endroit aussi lourd d'histoire ?
Suite à cela, elle rappelle que son restaurant a réouvert mais, que malheureusement, "le carnet de réservation est encore clairsemé". Une "transition" qui nous donne des frissons.
Après ce retour sur le drame, le reportage de Sept à Huit semble ensuite totalement l'oublier et n'aborde plus alors que l'expérience culinaire d'Anne. Si la cuisinière a décidé de reprendre rapidement son activité afin de faire son deuil, c'est son choix. Mais de là à évoquer un drame encore si frais à l'écran, ainsi que la nécessité d'avoir des clients pour son restaurant reste très maladroit. Un reportage aussi bouleversant que dérangeant à retrouver dans notre player vidéo ci-dessus...