

Aussi charismatique que troublant, Marc Lavoine n'est pas celui que vous croyez. Vulnérable et complexé, le chanteur et comédien n'a rien de l'homme plein d'assurance qu'il laisse transparaître. L'interprète de Toi, mon amour ne fait pas sa rentrée dans les bacs mais sur les planches.
A partir du 23 septembre, il se produira sur la scène du Théâtre La Pépinière-Opéra dans la pièce Le Poisson belge, signée Léonore Confino. L'histoire d'un homme qui voit une enfant s'inviter chez lui, avant de le menacer de raconter qu'il abuse de lui sexuellement s'il lui venait l'idée de le mettre à la porte. Un gamin insolant mais attachant. La gamine en mal de respiration (et accessoirement fascinée par les vers solitaires, les femmes-troncs et les monstres marins) réclame des soins, de l'attention, dérange un quotidien millimétré et, par l'innocence de ses questions, révèle peu à peu les noeuds que doit résoudre cet homme.
En entretien avec l'hebdomadaire Version Femina, en supplément du Journal du dimanche ce 23 août, Marc Lavoine, 53 ans, révèle ses envies d'explorer d'autres horizons professionnels. "J'ai toujours préféré les passerelles aux murs. C'est pourquoi je me suis lancé dans le travail d'adaptation. Avec Jérôme Tonnerre, nous réfléchissons à la façon de porter mon livre à l'écran", annonce celui qui vient de publier L'Homme qui ment, chez Fayard, un livre dans lequel il revient sur la vie de son père et sur son enfance à ses côtés. Et d'ajouter : "Et puis, pour poursuivre la série des premières fois, je m'essaierai avec ce film à la réalisation. J'ai déjà des idées d'acteurs pour incarner mes parents, mais je ne jouerai pas dedans. Ma place sera la même que celle de l'enfant du livre : je serai témoin visuel de toute cette histoire."
Plus tard, Marc Lavoine dévoile ses fêlures, toujours avec une forme de pudeur. "J'ai encore des doutes et je serai toujours le petit garçon mal dans sa peau que j'étais. Sur scène, je suis bien car j'oublie mon corps mais le reste du temps, je travaille sur mes complexes", admet-il, avec délicatesse et humilité.
Joachim Ohnona
Entretien à retrouver en intégralité dans le magazine Version Femina du dimanche 23 août 2015.