
Les dernières semaines ont été particulièrement mouvementées dans l’affaire entourant le décès du petit Émile, disparu le 8 juillet 2023 dans la commune du Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Un fait divers qui a connu un tournant le 25 mars dernier lorsque les grands-parents maternels du petit garçon ont été placés en garde à vue avec 2 de leurs 9 enfants pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre”. Philippe Vedovini et son épouse Anne Vedovini, censés surveiller le petit garçon au moment de sa disparition, ont dû s’expliquer auprès des enquêteurs et en parallèle, leur domicile a été perquisitionné.
La garde à vue du couple a été prolongée jusqu’à ce jeudi 27 mars, mais finalement, aucune charge n’a été retenue contre les grands-parents, qui ont pu être libérés, les charges pesants contre eux n’étant “pas suffisantes pour une mise en examen”, comme l’a précisé le procureur de la République d'Aix-en-Provence. Une garde à vue compliquée sur le plan psychologique si l’on en croit Me Isabelle Colombani, l'avocate de Philippe Vedovini, le grand-père du petit Émile, qui a confié sur l’antenne de BFMTV que les grands-parents du garçon ont été sonnés par un détail difficile à entendre. “Quand nous avons appris que le petit Émile avait été victime d'un traumatisme facial important, violent (…) Lorsque la famille apprend cela dans le cadre d'une garde à vue, c'est un véritable tsunami qui tombe sur elle”, explique l’avocate.
Lors de la perquisition de leur domicile dans la commune de La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône), la police n’a pas simplement saisie la voiture du grand-père du garçonnet, mais également une remorque à chevaux. Le grand-père maternel d'Emile, qui envisageait une autre vie qu'il a abandonnée, a pu récupérer son véhicule, mais d’après les informations de La Provence du dimanche 30 mars, ce van servant à transporter des chevaux “susciterait une attention toute particulière dans l'enquête” et elle serait “toujours soigneusement expertisée” à l’heure actuelle.
Une remorque qui permet à Philippe Vedovini de transporter ses deux chevaux de son domicile dans les Bouches-du-Rhône, jusqu’à sa maison de vacances, au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), ce qu’il a fait en juillet 2023, comme le précisent nos confrères. “Arrivé au hameau, il a descendu ses chevaux dans un champ qu'il s'apprêtait à aménager en enclos, le 8 juillet 2023, a-t-il indiqué aux enquêteurs, lorsque Émile a été signalé disparu”, précise La Provence. Alors qu’une photo du grand-père d’Emile, apaisé avec ses enfants à La Bouilladisse a été dévoilée récemment, certains témoins auraient indiqué que ce dernier n’a pas toujours stationné son van devant son hameau. “Philippe Vedovini l'aurait emmené, à 4 kilomètres de sa résidence secondaire, dans la propriété d'une personne qui dispose d'un plus grand espace, au Vernet”, ajoute le quotidien, qui indique que c’est une des habitudes du grand-père d’Émile.