Elle est sur tous les fronts. Depuis la sortie de son livre autobiographique publié le 4 mai dernier aux éditions Robert Laffont, Mes chères filles, je vais vous raconter..., Marisa Bruni Tedeschi multiplie les entretiens avec la presse, accordant ici et là des interviews bourrées de franchise. Invitée cette semaine sur le plateau de Sophie Davant, la mère de Carla Bruni-Sarkozy a d'ailleurs réitéré ses propos sur la fidélité, affirmant que le concept était tout simplement "barbant".
Celle qui fut l'épouse du compositeur italien Alberto Bruni Tedeschi (mort en 1996) et qui avait déclaré que son mari lui avait pardonné ses infidélités s'est de nouveau exprimée dans les pages du magazine Elle, en kiosques ce vendredi 13 mai, pour faire la promotion de son ouvrage. Dans celui-ci, la pianiste de 86 ans s'adresse à ses filles pour évoquer son enfance pendant la guerre et le fascisme, les grands bonheurs et les tragédies de sa vie (son fils Virginio est mort du sida en 2006) mais également ses amours secrètes avec le père biologique de Carla Bruni, Maurizio Remmert. "[Carla] n'a pas été surprise que j'ai eu un enfant avec un autre homme, mais elle m'en a voulu de ne pas lui avoir dit 'tu es la fille d'un autre' quand elle était enfant. Ça ne se faisait pas à notre époque, en Italie. Maintenant, il y a les familles recomposées, tout le monde va, vient, se sépare. Nous, on avait l'habitude de garder la famille entière, mais on faisait des écarts", confie-t-elle. Malgré ses liaisons – elle avait également entretenu une histoire d'amour avec le pianiste Arturo Benedeti –, Marisa Bruni Tedeschi explique qu'elle n'aurait "jamais" quitté son mari. "Je l'aimais, beaucoup. Notre couple a connu des défaillances, mais on était complices, on avait les mêmes goûts, il m'a tout appris sur l'art. (...) Mais j'ai des regrets : ne pas avoir dit à Carla, ne pas avoir dit à mon mari la maladie de notre fils..." poursuit-elle.
J'ai pleuré lorsque Carla est partie de l'Élysée et que François Hollande ne l'a pas saluée
Dans son autobiographie, celle qui est également la mère de l'actrice et réalisatrice Valeria Bruni Tedeschi (actuellement à l'affiche du film Ma Loute) a évoqué la réaction de ses filles lorsqu'elles ont lu son livre. "Elles me traitent de menteuse ! [rires] Elles prennent mon optimisme pour de la superficialité, on en discute. Mais elles ont grandi, j'ai vieilli, et le frère est mort", dit-elle. Elle se remémore ensuite les années passées par sa cadette à l'Élysée, dont elle a volontiers parlé dans son recueil et dont elle garde un unique mauvais souvenir. "Quand j'ai vu Carla partir avec le prince Charles en carrosse à Windsor, j'ai vraiment eu une émotion ! Et j'ai aussi eu une émotion quand elle est partie de l'Élysée et que François Hollande ne l'a pas saluée. J'en ai pleuré, j'ai trouvé ça tellement goujat de la part d'un président de la République." Questionnée sur la possibilité de vivre une nouvelle histoire d'amour, Marisa Bruni Tedeschi se montre lucide et pragmatique. "À mon âge ? Mais non ! J'ai 86 ans ! Ma fille Valeria voulait me faire épouser Omar Sharif. Elle l'a contacté, il était tellement ennuyeux, il ne parlait que de ses films, et puis il est mort. Un jeune, ça serait ridicule, un vieux, il faut le soigner... Non, c'est fini, ça" ajoute-t-elle.
Si elle a quelques regrets, elle ne regrette absolument pas toutes les étapes de sa vie. Sereine, Marisa Bruni Tedeschi conclut ainsi dans les pages du journal Libération : "Je n'ai été ni Mère Teresa ni Marie Curie... J'ai menti, j'ai trompé, mais je ne pense pas avoir fait de mal."
S.L.