

Le succès était encore au rendez-vous pour Rock en Seine. La 15e édition du festival francilien a rassemblé, comme en 2016, 110 000 festivaliers sur trois jours de musique et de rencontres. Avec les femmes au pouvoir (Taylor Momsen de The Pretty Reckless, MØ, Jain, PJ Harvey et dans une moindre mesure le plus féministe des groupes masculiens, Her), Rock en Seine s'est refermé avec le majestueux concert de The xx, un trio anglais emmené par Romy Madley-Croft.
Plus tôt dans la journée, le groupe français Deluxe avait littéralement retourné la Grande Scène, le temps d'un show totalement déjanté et dansant. Quelques minutes auparavant, c'est la pop-rock d'Amber Run qui charmait les festivaliers, sous le soleil de la scène du Bosquet. L'Anglais George Ezra (et son tube Budapest), le charmant Mac Demarco, The Lemon Twigs ou encore les planants Slowdive ont également marqué cette troisième journée, clôturée de main de maître par The xx. Les Britanniques ont offert un peu plus d'une heure de show, entre mélodies aériennes (Crystalised, VCR) et morceaux plus remuants (Loud Places, On Hold) où l'amour était le fil conducteur.
Rendez-vous est d'ores-et-déjà donné l'année prochaine pour une édition qui s'annonce a priori différente. En coulisses, Rock en Seine a été racheté par Matthieu Pigasse, homme d'affaires et banquier passionné de rock, qui entend développer les événements live d'une branche de sa holding personnelle, LNEI. Rendue publique le 30 mars dernier par cette dernière, l'acquisition de Rock en Seine sera le "point de départ" d'une branche événementielle appelée LNEI Live, qui regroupera le festival Les Inrocks, lié au magazine culturel Les Inrockuptibles, et celui des Nuits zébrées de Radio Nova. "Après quinze ans, notre projet se porte très bien mais nous sommes parvenus aux limites de ce que nous pouvions réaliser seuls. En s'intégrant dans LNEI, Rock en Seine bénéficiera de moyens renforcés", a promis François Missonnier, le cocréateur du festival qui restera directeur.