François Cluzet avait une tendance pathologique : comment il a réussi à s'en sortir
Publié le 25 février 2025 à 08:53
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Par Mafalda Betty | Rédactrice
Citoyenne du monde qui adore les blind tests des années 90, elle se passionne pour les histoires de cœur avec ou sans happy end des personnalités françaises et internationales.
En incarnant un psy dans la pièce "Encore une journée divine", François Cluzet se met sur le divan également lors de ses interviews pour la promotion du spectacle. Il parle sans tabou de santé mentale et révèle la pathologie depuis l'enfance après le départ brutal de sa mère et comment il s'en est sorti.
François Cluzet avait une tendance pathologique : comment il a réussi à s'en sortir
Fort d'une carrière superbe à l'aube de ses 70 ans,

Exclusif - François Cluzet - Vernissage de l'exposition "Les Géants des Glaces" de Michel Bassompierre au musée océanographique de Monaco
© Bruno Bebert / Bestimage François Cluzet a fait son retour au théâtre

Exclusif -  François Cluzet à la sortie de la radio RTL à Paris le 12 septembre 2023.

© Jonathan Rebboah / Panoramic / Bestimage Il incarne un psy et parle volontiers de santé mentale lors de la promotion de son spectacle

François Cluzet   au festival du film de San Sebastian en 2024
©AGENCE / BESTIMAGE Il révèle ainsi avoir été touché par une tendance pathologique : la mythomanie

François Cluzet au village lors des Internationaux de France de tennis de Roland Garros 2024, à Paris, France, le 1er juin 2024. © Jacovides-Moreau/Bestimage Comment s'en est-il sorti ?

François Cluzet   au Festival du film de San Sebastian en 2023
©AGENCE / BESTIMAGE
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Acteur à succès, François Cluzet s'épanouit sur les écrans comme sur les planches. C'est d'ailleurs au théâtre qu'on retrouve le comédien de 69 ans qui avait déserté ce lieu depuis vingt-cinq ans, dans la salle des Bouffes-Parisiens précisément, pour la pièce Encore une journée divine. Incarnant un psy à la dérive, la star française a accepté de faire un peu d'introspection sur sa propre vie qui n'a pas été simple. Il a même évoqué une tendance pathologique qui l'a touché, lors de son entretien avec Le Parisien.

En parlant de son personnage du spectacle Encore une journée divine, François Cluzet revient sur son propre vécu. Tout petit, il avait ce désir très fort d'être comédien, "comme une voie de secours pour échapper à sa condition sociale, au magasin de journaux de son père. Pour être célèbre et aimé aussi" écrit le quotidien. Il précise : "Je suis venu dans ce métier par besoin de vérité, mon père était mythomane, mon frère était mythomane et moi aussi, précise-t-il. On mentait, sur notre situation sociale, affective… Le théâtre m’a sauvé."

"Encore une journée divine", une pièce avec François Cluzet © DR
Mythomanie, comment s'en sortir ?

Santé Magazine explique que la mythomanie n'est pas grave dans la petite enfance mais elle peut s'avérer l'être si elle persiste en grandissant. "Il semblerait que certaines mythomanies se déclarent à la suite d’un traumatisme (notamment sexuel) ou d’un choc émotionnel (apparition d’une maladie grave, décès d’un proche…) qui débouche sur un déni de réalité. La personne fuit," écrit le site spécialisé. Si jouer la comédie a sauvé François Cluzet, il existe d'autre façon de s'en sortir. "La meilleure réponse consiste à traiter en milieu psychiatrique les causes profondes du trouble, tout en y associant une psychothérapie spécialisée", indique le site.

François Cluzet ne cache pas les failles qu'il a ressenties en se retrouvant seul avec son père après le départ brutal de sa mère quand il n'avait que 8 ans. Il ne pouvait d'ailleurs pas parler d'elle devant son paternel : "Il détestait ça… Mon père n’avait aucune tendresse pour nous." C'est donc sur scène qu'il a pu exprimer "[sa] sensibilité, [ses] larmes et [ses] pleurs, et [sa] douleur, celle de l’enfance". Cependant, l'émotion trop retenue dans sa vie personnelle n'a pas été simple à gérer lorsqu'il jouait : "ça peut dévaster, à un moment, tout est revenu à la surface. J’ai noyé mon chagrin, et bien. Je ne buvais pas quand je tournais, mais au début, on tourne peu…" Aujourd'hui papa de quatre enfants de trois femmes différentes et heureux époux de Narjiss, il a trouvé un bel équilibre entre vie privée et professionnelle.

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