
Acteur à succès, François Cluzet s'épanouit sur les écrans comme sur les planches. C'est d'ailleurs au théâtre qu'on retrouve le comédien de 69 ans qui avait déserté ce lieu depuis vingt-cinq ans, dans la salle des Bouffes-Parisiens précisément, pour la pièce Encore une journée divine. Incarnant un psy à la dérive, la star française a accepté de faire un peu d'introspection sur sa propre vie qui n'a pas été simple. Il a même évoqué une tendance pathologique qui l'a touché, lors de son entretien avec Le Parisien.
En parlant de son personnage du spectacle Encore une journée divine, François Cluzet revient sur son propre vécu. Tout petit, il avait ce désir très fort d'être comédien, "comme une voie de secours pour échapper à sa condition sociale, au magasin de journaux de son père. Pour être célèbre et aimé aussi" écrit le quotidien. Il précise : "Je suis venu dans ce métier par besoin de vérité, mon père était mythomane, mon frère était mythomane et moi aussi, précise-t-il. On mentait, sur notre situation sociale, affective… Le théâtre m’a sauvé."

Santé Magazine explique que la mythomanie n'est pas grave dans la petite enfance mais elle peut s'avérer l'être si elle persiste en grandissant. "Il semblerait que certaines mythomanies se déclarent à la suite d’un traumatisme (notamment sexuel) ou d’un choc émotionnel (apparition d’une maladie grave, décès d’un proche…) qui débouche sur un déni de réalité. La personne fuit," écrit le site spécialisé. Si jouer la comédie a sauvé François Cluzet, il existe d'autre façon de s'en sortir. "La meilleure réponse consiste à traiter en milieu psychiatrique les causes profondes du trouble, tout en y associant une psychothérapie spécialisée", indique le site.
François Cluzet ne cache pas les failles qu'il a ressenties en se retrouvant seul avec son père après le départ brutal de sa mère quand il n'avait que 8 ans. Il ne pouvait d'ailleurs pas parler d'elle devant son paternel : "Il détestait ça… Mon père n’avait aucune tendresse pour nous." C'est donc sur scène qu'il a pu exprimer "[sa] sensibilité, [ses] larmes et [ses] pleurs, et [sa] douleur, celle de l’enfance". Cependant, l'émotion trop retenue dans sa vie personnelle n'a pas été simple à gérer lorsqu'il jouait : "ça peut dévaster, à un moment, tout est revenu à la surface. J’ai noyé mon chagrin, et bien. Je ne buvais pas quand je tournais, mais au début, on tourne peu…" Aujourd'hui papa de quatre enfants de trois femmes différentes et heureux époux de Narjiss, il a trouvé un bel équilibre entre vie privée et professionnelle.