
Véritable légende vivante du football français, Franck Ribéry était considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde au cours de sa carrière. Surnommé "Kaiser Franck" par les supporters du Bayern Munich, un club avec lequel il a remporté de multiples trophées, l'ancienne star de l'équipe de France a pris sa retraite sportive il y a maintenant deux ans. Alors qu'il se concentre désormais sur sa nouvelle carrière d'entraîneur, Franck Ribéry a accordé une grande interview au journal l'Équipe le samedi 22 mars 2025. Durant cet entretien, le finaliste malheureux de la Coupe du monde 2006 a notamment révélé qu'il a failli se faire amputer d'une jambe.
"J’ai eu de plus en plus mal au genou. Je n’étais plus dans l’entraînement entre les matchs. Mais dans la récupération pour me préserver. Je prenais deux jours de repos, puis trois ou quatre. J’ai perdu le rythme pour m’économiser. Puis les examens ont révélé que je n’avais plus de cartilage. Je suis passé sur le billard en Autriche. L’opération s’est bien passée, avec la pose d’une plaque à l’intérieur. Puis j’ai eu une grosse infection près de cinq mois après", a premièrement expliqué Franck Ribéry, afin de recontextualiser les faits. "Pendant deux mois, j’ai pris des comprimés. On a enlevé la plaque. L’infection m’avait rongé. C’était tellement grave que j’avais des trous dans la jambe. J’avais chopé un staphylocoque doré. Je suis entré aux urgences à l’hôpital en Autriche pendant douze jours. J’ai vraiment eu peur. On aurait pu me couper la jambe. Le chirurgien a été fantastique. Alors quand je rejoue avec les anciens comme avec mon petit, quelque part, je revis !", a ensuite ajouté l'ancien joueur de l'OM.

Durant cette même interview, Franck Ribéry a aussi évoqué le plus grand regret de sa carrière de joueur. Celui de ne pas avoir décroché le Ballon d'or en 2013 alors qu'il était pourtant le favori. "J’ai tout eu sauf ça cette année-là : la Ligue des champions, le doublé Bundesliga-Coupe d’Allemagne, le Championnat du monde des clubs, le titre de meilleur joueur européen… C’était l’année parfaite. Je ne pouvais pas faire mieux. Ce Ballon d’or restera à jamais une injustice. Je cherche encore l’explication, même si certains m’en ont donnée. Je ne comprendrai jamais qu’on ait repoussé la clôture du scrutin de plus de quinze jours… J’étais en tête chez les journalistes. Si le vote avait été le même qu’aujourd’hui, j’aurais gagné", a ainsi souligné l'ancien joueur à ce sujet.