
L'heure de la rentrée a sonné pour les chaînes de télévision et les stations de radio. A l'image de BFMTV où deux nouveaux rendez-vous quotidiens seront lancés avec à la clé une promotion pour Benjamin Duhamel, RMC a lancé sa saison 2024/2025 ce lundi 26 août.
Dès 6h30, Apolline de Malherbe a repris les commandes d'Apolline Matin. La matinale, retransmise par RMC Story à la télévision, a accueilli deux nouveaux chroniqueurs. Outre l'historien Arthur Chevallier, l'animatrice, dont la rentrée a été bouleversée, a renforcé son équipe avec l'arrivée de Matthieu Belliard. Ce dernier a été recruté pour pallier au départ de Nicolas Poincaré.
L'ancien chroniqueur d'Aurélie Casse dans C l'hebdo sur France 5 a pris la tête d'Expliquez-nous Matthieu Belliard à 7h50. Pour sa première, il a choisi de revenir sur l'arrestation du patron de Telegram. Pavel Dourov a été interpellé, samedi 24 août, à l'aéroport du Bourget en Seine-Saint-Denis. La justice lui reproche d'héberger sur sa messagerie cryptée des groupes exerçant des activités illégales et de ne pas collaborer avec les autorités.

"Telegram, on y trouve des criminels, des politiques, des journalistes. Un joli casting qui serait réducteur si on se tenait là. Telegram, ce sont plus de 900 millions d'utilisateurs dans le monde. Des élus, des officiels, qui veulent rester discrets. Des activistes aussi. 'Les gens apprécient l'indépendance, le respect de la vie privée et la liberté', disait Pavel Dourov. Et les gens sont servis parce que sur Telegram, on trouve aussi propagation de fake news en masse, diffusion d'appels à la violence, pédopornographie, trafics en tout genre. De la drogue aux données volées par des pirates informatiques, c'est la messagerie de l'illicite...", a expliqué Matthieu Belliard.
Apolline de Malherbe en a profité pour balancer un off sur les coulisses des interviews politiques qu'elle peut orchestrer pour RMC et BFMTV. "Puisque vous disiez que sur Telegram, on y trouvait notamment des journalistes. Moi je peux vous témoigner aussi de ces coulisses-là. Je n'ai jamais utilisé Telegram, mais je me souviens qu'à un moment, les communicants des politiques nous disaient : 'Bah faut que tu te mettes, faut que vous vous mettiez...", a-t-elle lâché.
"Ils parlaient aux reporters, ils disaient : 'Mettez-vous...'. Et ils ne voulaient vous envoyer des informations que sur Telegram... Donc c'est les politiques eux-mêmes qui nous imposaient d'utiliser Telegram ! Ce que moi personnellement, j'ai toujours refusé et que j'utilise absolument pas. Parce que je trouve qu'il faut faire les choses en transparence !", a ajouté l'animatrice.