Quand Jamel Debbouze est entré sur le plateau du Grand Journal de Canal+, le public a reconnu celui qui ne peut se satisfaire d'une simple visite de courtoisie. S'il ne se passe rien de spécial, ce n'est pas Jamel Debbouze que l'on voit mais un simple sosie.
Sur la plage du Martinez, pour le Festival de Cannes, l'émission présentée par Michel Denisot a mis à côté Samuel Eto'o, l'attaquant de l'Inter de Milan, le rappeur La Fouine, qui a eu quelques problèmes avec son public belge récemment, le réalisateur Michel Gondry, président du jury Cinéfondation et Courts Métrages, et l'humoriste Jamel Debbouze.
Après avoir fait un coucou à son fils Leon et sa femme Melissa Theuriau, qui devaient le regarder à la télé hier soir lundi 16 mai, Jamel Debbouze a tenu à présenter l'incroyable installation qu'il parraine.
L'usine de films amateurs que Michel Gondry a inaugurée au Centre Pompidou s'installe en effet de façon permanente à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Ces studios de cinéma accessibles à tous proposent aux visiteurs de tourner leurs propres films dans des décors qu'on met à leur disposition. Avec le soutien de la Commission du Film d'Ile-de-France et de la ville d'Aubervilliers, qui a mis à disposition une ancienne fabrique d'allumettes, cette "usine de films" permet aux jeunes de banlieue de pouvoir se rapprocher du cinéma. Michel Gondry, appuyé par le parrain Jamel Debbouze, a expliqué : "L'objectif est d'initier un large public à la magie du 7e art."
Puis, un scoop a été révélé de façon amusante. Michel Gondry a mimé de demander la main de Jamel, en lui annonçant (il l'avait déjà fait hors caméra) qu'il aimerait le faire jouer dans son prochain film. Jamel Debbouze, qui montait les marches du Palais des Festivals en 2010 pour le film polémique Hors-la-loi, a évidemment répondu "oui" !
Enfin, pour revenir sur cette usine de films amateurs, l'humoriste intenable, qui a même coupé le concert de La Fouine qui a suivi pour faire danser le public, a souligné l'importance de cette initiative : "C'est l'occasion de niquer les barrières psychologiques. Avant pour faire du cinéma, il fallait être fils ou cousin de Claude Berri ! Cette usine de films amateurs, qui se veut libre et désordonnée, est une initiative formidable et même une révolution culturelle. On va découvrir de nouvelles images et de nouveaux talents."
En espérant que des jeunes aussi talentueux que Jamel l'était au début de sa carrière en profitent...