
Actrice française au talent reconnu, Clotilde Courau s’est imposée comme une figure incontournable du cinéma et du théâtre. Née en 1969, elle débute sa carrière au début des années 1990 et se fait remarquer dans Le Petit Criminel (1990) de Jacques Doillon, un rôle qui lui vaut le Prix Romy Schneider et une nomination aux César dans la catégorie Meilleur Espoir Féminin. Par la suite, elle alterne entre cinéma d’auteur et films grand public, jouant sous la direction de réalisateurs tels que Cédric Klapisch (Peut-être, 1999) ou Yvan Attal (Ma femme est une actrice, 2001). Elle excelle dans des rôles intenses et profonds, comme dans L'Enfance volée (1994) ou La môme (2007), où elle campe la sœur d’Édith Piaf. En parallèle, Clotilde Courau brille au théâtre, notamment dans L'Éveil du printemps ou Lettres à Génica, où elle met en avant sa sensibilité artistique. Son talent lui permet d’incarner une grande diversité de personnages, du drame à la comédie.
Si sa carrière est prolifique, son engagement l’est tout autant. Princesse de Savoie depuis son mariage avec Emmanuel-Philibert de Savoie en 2003, elle s’implique dans des causes humanitaires, notamment en faveur de l’enfance et des droits des femmes. Femme de caractère, Clotilde Courau continue d’enrichir le paysage artistique français, oscillant avec élégance entre cinéma, théâtre et engagement personnel et reconnaît que son tempérament de feu peut parfois lui jouer des tours. Dans une interview accordée au magazine Madame Figaro, la maman de Vittoria et Luisa avoue avoir la langue "trop déliée" : "C'est mon caractère, mais j'apprécie de plus en plus le silence. (…) Les gens qui m'entourent m'excusent parfois de ce tempérament de feu qui me fatigue moi-même. Quand je me vois sortir de mes gonds, je ne peux plus me retenir, et cela peut m'attrister et me faire culpabiliser", a-t-elle détaillé avec franchise.

Elle a néanmoins fait savoir, fière, qu'elle était parvenue à se contenir il y a peu… "Il y a deux jours, lorsque j'ai réussi a éviter de sortir de mes gonds. Avec le temps, j'apprends le détachement et à maitriser les sorties de pistes", s'est-elle réjouie. Actuellement sur les planches pour la pièce La Vérité, de Florian Zeller, mise en scène par Ladislas Chollat et montée en 2011 avec Pierre Arditi, Clotilde Courau a confié son bonheur d'être de retour sur scène. "Le texte de Florian Zeller, la possibilité de travailler avec un auteur comme lui, mais aussi la confiance que j'ai en Ladislas Chollat, et l'idée de partager la scène avec mon amie Sylvie Testud et de rencontrer Stéphane De Groodt et Stéphane Facco" l'ont motivée à accepter ce rôle. "Au vu de l'évolution de la société, je trouve également intéressant de s'interroger sur la vérité et le mensonge dans le couple en 2025, par rapport à la création de la pièce en 2011", a-t-elle précisé toujours à Madame Figaro. Pour la princesse de Savoie, le pouvoir de la scène n'a pas d'égal car "le travail de création est extraordinaire". "Se retrouver à cinq ou six pour échanger autour d'un texte, parler de la vérité des personnages, de leurs intentions..., c'est passionnant", a-t-elle conclu.