
Un véritable drame. Alors qu'il s’apprêtait à entrer dans l'immeuble dans lequel il habitait à New York avec sa femme Yoko Ono, mère de son fils Sean, John Lennon a été abattu, le 8 décembre 1980, par un inconnu du nom de Mark David Chapman. Fan inconditionnel des Beatles, cet homme vouait une admiration sans limites à son idole. Il aurait été jusqu'à se marier avec une Hawaïenne d'origine japonaise pour avoir l'impression d’avoir la même vie que lui.
"Je l’ai assassiné parce qu’il était très très très célèbre et c’est la seule raison, j’étais très très très en quête de gloire personnelle, très égoïste. Je veux ajouter ça et le souligner. C’était un acte extrêmement égoïste. Je suis désolé de la douleur que je lui ai causée (Yoko Ono). J’y pense tout le temps.”, avait fini par reconnaitre le meurtrier.
Mais l’animateur Elliot Mintz, devenu proche de la famille après une interview d’Ono en septembre 1971 dans son émission de radio, a voulu revoir Yoko Ono pour un nouvel entretien afin de combattre la désinformation autour de la mort de son célèbre mari (il a sorti en 2024 un livre intitulé We All Shine On: John, Yoko and Me, qui nous plonge dans l’intimité de ce couple).

Yoko Ono lui aurait expliqué qu’elle a d’abord voulu demander à ses tarologues et numérologues fétiches s’il fallait qu’elle communique, ou non. Des conseillers qui l’avaient d’ailleurs avertie de l’événement tragique qui allait se produire : “On m’a dit qu’il était en danger à New York et qu’il devait partir immédiatement. C’est pour cela que je l’ai envoyé aux Bermudes pendant l’été… Mais je ne pouvais pas l’éloigner pour toujours, il devait revenir à un moment donné”.
“Tu sais ce que John pensait à propos de sa propre sécurité, nous en avons parlé autour de notre table de cuisine lorsque notre ami (l’acteur Sal Mineo, ndlr.) a été tué. John a dit, ‘S’ils veulent ta peau, ils l’auront’. Ce que mes conseillers m’ont dit n’a pas d’importance. Il ne croyait pas aux gardes du corps, il ne les supportait pas. Il voulait être libre”, avait-elle ajouté.
Mark Chapman purge actuellement une peine de 20 ans à perpétuité au centre correctionnel de Green Haven à New York. Eligible pour une demande de libération conditionnelle à partir de l’an 2000, il s'est déjà vu opposer douze refus par la justice.