

Humoriste et imitateur de talent, Gérald Dahan fait son retour sur les planches en ce début d'année avec Gérald Dahan tombe les masques (au théâtre du Petit Montparnasse à Paris, jusqu'au 14 mars). De Patrick Timsit à Pierre Palmade, en passant par Fabrice Luchini, Gérald Dahan n'épargne personne... En particulier les personnalités politiques qu'il égratigne bien volontiers. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Ségolène Royal en savent quelque chose.
Si être caricaturiste en France est, on le sait, un métier à haut risque, visiblement être humoriste l'est tout autant. En interview dans le magazine Voici en kiosques ce vendredi 6 mars, Gérald Dahan révèle avoir fait l'objet de menaces de mort, notamment après des canulars téléphoniques mettant en scène des personnalités politiques. "Tant que je faisais des canulars avec des personnalités de la télé ou de la chanson, tout allait bien, se souvient l'humoriste. Mais le jour où j'ai élargi ma sphère de jeu aux politiques, j'ai compris que je dérangeais. (...) (J'ai reçu) des messages anonymes terribles dans lesquels on me menaçait. Je recevais aussi chez moi des petits objets morbides, des petits cercueils avec mon nom dessus."
Résultat : pour assurer sa sécurité, le papa d'Elisa, née en décembre 2014 de sa relation avec Claire, a dû avoir recours à des gardes du corps pendant deux ans. De plus, la Brigade anti-criminalité (BAC) faisait régulièrement des contrôles impromptus pour fouiller les spectateurs avant ses spectacles...
L'ex-chroniqueur de Michel Drucker en est désormais convaincu : avoir piégé des politiques a nui à sa carrière. "C'est sûr ! Certains politiques ont fait jouer leurs relations auprès des directeurs de chaînes et des producteurs. Je l'ai su après...", déplore-t-il. On se souvient d'ailleurs qu'il s'était fait virer de la station Rire et Chansons en 2012.